24 juin 2007

Le commencement...


Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-Ten-Tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la soeur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps. Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l'oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère. Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles...


Candide ou l'optimisme - VOLTAIRE

22 juin 2007

Il était une fois...


C'est ainsi que commencent bon nombre d'histoires. Pourquoi ne pas ainsi débuter ce journal d'un nouveau genre, ou plutôt ce nouveau journal tout simplement ? Si le terme de journal peut correspondre à celui de blog, celui de blogueur peut être associé à celui de reporter, un reporter quelque peu particulier malgré tout, puisque finalement, journaliste et observateur de son propre parcours et de sa propre vie. Je fus NeverLandien, me revoici Candide. C'est une page qui se tourne et qui laisse derrière elle un certain héberger, Skyblog, qui a pris un tournant, dirons-nous... spécial. Mais ici, tout est tellement plus agréable, esthétique et simple. Un nouveau toit, en somme.

> N'hésitez pas à me lancer vos liens de blogs ou de sites en commentaires, et je les ajouterai ci-contre, dans la rubrique en question ;)